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Diouf Sarr : «J’ai énormément fait bouger les lignes en matière de santé... »

Dimanche 30 Avril 2023

Le jury du Dimanche a reçu Abdoulaye Diouf Sarr, ancien ministre de la Santé et nouveau Directeur général du Fonsis. Face à Aïssata Ndiath Fall, il est revenu sur son limogeage par le chef de l’État à la tête du ministre de la Santé.

« Je dois d’abord vous dire que quand le président Macky Sall me confiait le ministère de la Santé, il n’a pas demandé mon avis. Je l’ai appris en même temps que tous les Sénégalais en lisant le communiqué du conseil des ministres. C’est parce que le chef de l’État connaît son homme. Il me fait confiance. Parce qu’on ne peut pas confier un ministère aussi important à quelqu’un qu’on ne consulte pas », a-t-il dit d’emblée. Avant d’enchaîner : « quand je suis arrivé au ministère, j’ai compris que ma feuille de route était claire. Ma feuille de route était de gérer un système de santé. On ne me demandait pas d’entrer dans des blocs opératoires pour opérer. On ne me demandait pas d’entrer dans des labos pour faire des analyses. C’était un gestionnaire à qui on a confié un système global. Et j’ai abordé le système de santé dans tous ses aspects de la pyramide pour y apporter des transformations majeures. Et je sais que, peut-être que ça va heurter ma modestie, j’ai énormément fait bouger les lignes en matière de santé. J’ai réalisé quatre hôpitaux pendant mon magistère, j’ai transformé totalement la vision de la gestion des ressources humaines en augmentant les bourses de spécialisation, nous avons fait de Dalal Jamm un hôpital moderne, l’autonomisation de l’oxygène, le renforcement des plateaux techniques,… ».


Limogé après le drame de Tivaouane au cours duquel des bébés ont été calcinés, l’invité du JDD a expliqué : « quand une situation se pose dans un pays et qu’il y’a une clameur, cette clameur il faut la gérer au plan stratégique. Il est important parfois de prendre juste une mesure d’apaisement qui n’est pas une mesure pour indexer en termes de responsabilité. J’ai été limogé parce que la situation l’exigeait. Elle exigeait à ce qu’un message soit envoyé à la population de manière globale pour apaiser ce climat assez compliqué. Je pouvais démissionner à l’époque, mais comme je suis loyal au chef de l’État je lui ai laissé l’occasion de décider des conséquences. Un camarade m’a demandé à l’époque dans l’affaire des bébés calcinés à Tivaouane de poser un acte pour entrer dans l’histoire en déposant ma lettre de démission mais je ne voulais pas faire le buzz sur un drame. J’ai laissé au président décider des conséquences comme je l’ai dit ».

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